Les côtes représentent la plus grande difficulté en VTT.

Pour le coup je pense que je ne vous apprends rien. Mais ce n’est pas pour autant que l’on ne commet pas d’erreurs pendant cette phase ardue.

Bien souvent, il nous arrive de souffrir lorsque l’on monte. Mais c’est bien souvent aussi de notre faute.

On se met sans le savoir beaucoup de bâtons dans les roues, expression qui prend pour le coup tout son sens. Il suffit alors d’être averti et bien appliquer les bons conseils.

Après être passé par beaucoup de ses erreurs, je peux maintenant vous indiquer la voie pour les éviter. De cette manière, vous allez développer les bons réflexes de sorte de profiter davantage tout en impressionnant vos compagnons de VTT.

Ainsi, je vous propose 7 des pires erreurs que la plupart des non informés font.

L’orgueil est souvent au cœur de cet essoufflement prématuré durant vos sorties. Pourquoi ? Nous allons le voir dans la prochaine partie.

1 – Rouler trop vite

Il est certain qu’être rapide est toujours gratifiant. Ça nous donne l’impression d’être forts et puissants.

Mais parfois, ce n’est qu’une illusion. On roule vite et quelques minutes voire dizaines de minutes après, c’est fini. Vous êtes complètement à bout de souffle.

Il faut savoir se calmer. Le vélo est un sport à dominante en endurance. C’est-à-dire que l’on va devoir garder assez d’énergie pour pouvoir rouler 30 minutes au début, puis une heure et ensuite deux heures et encore plus.

Alors il va falloir gérer son effort. Avec de la pratique, vous allez savoir à quel rythme rouler. Mais si au moment même où vous lisez l’article vous ne savez pas à quelle vitesse rouler, ce n’est pas grave.

Roulez lentement.

Cela vaudra toujours mieux que d’aller trop vite et souffrir inutilement. Cela sera toujours davantage bénéfique que de devoir rentrer plus tôt que prévu parce que l’on est essoufflé.

Mais il arrive que rouler vite soit causé par un autre problème majeur, celui que nous allons voir juste après.

2 – Avoir une cadence de pédalage handicapante

La cadence à laquelle vous tournez vos pédales va impacter grandement vos manières de réaliser l’effort.

En effet, plus la cadence est basse (proche de 60 tours par minutes et parfois moins), plus vous allez forcer.

Mais, c’est quoi forcer ?

Forcer ne veut pas forcément dire aller vite. Dans notre cas, cela veut dire que l’on va mettre de la force. Ce sont nos muscles qui vont principalement travailler.

Alors que lorsque l’on roule avec une cadence rapide (en montée proche des 75 tours par minutes), l’élan du pédalage va permettre de reposer un peu les muscles. Par contre, le cœur va prendre en quelque sorte le relai.

La fréquence cardiaque va ainsi augmenter et le souffle s’accélérer. Une cadence trop grande risque de vous essouffler.

De l’autre côté, pédaler trop lentement va épuiser vos muscles. Vous allez sentir que vos cuisses et mollets chauffent et deviennent plus durs. Pour ma part, lorsque je force trop, j’ai le cœur qui grimpe aussi assez fortement.

En plus dans les deux cas, ce sera moins efficace dans les montées techniques. Vous serez moins à l’aise pour monter. C’est particulièrement le cas lorsqu’on force.

Il suffit qu’il y ait un petit caillou pour nous arrêter et nous empêcher de pédaler de nouveau.

Alors, comment faire ? Comment trouver la cadence idéale ?

Il n’y a pas de calcul mathématique ou de vérité générale. À vrai dire, cela dépend de chaque personne. Mais en général, pour les jeunes et les petits gabarits, mouliner va davantage leur convenir. En effet, jeune, on a une capacité cardiaque assez grande.

Pour les adultes et les gabarits plus forts, ils vont avoir plus de puissance dans leur jambe. Forcer plutôt que mouliner va leur être préférable.

Après c’est à vous d’essayer. Pour avoir une mesure claire, je vous conseille de vous munir d’un compteur.

Si vous voulez prendre en force, il vous faudra pédaler avec une petite cadence. Pour plus d’info, voilà cet article pour savoir comment prendre de la force pour monter plus facilement.

Il faudra maintenant que vous essayiez de conserver votre rythme. Sinon, vous commettez l’erreur numéro 3.

3 – Changer de rythme en permanence

Accélérer même pendant un court instant va fatiguer votre corps.

C’est pour cela qu’il est totalement inutile de changer de vitesse tout le temps. À moins que vous soyez dans un travail de fractionné, je vous conseille de tenir votre rythme.

Roulez à une vitesse qui vous convient, une vitesse que vous pouvez soutenir tout le long de votre sortie.

Vous serez plus à l’aise dans les montées.

Mais encore faut-il savoir à quelle vitesse aller.

Ici encore, cela va être une question de connaissance de vous. Tout d’abord, il faudra connaitre votre cadence de pédalage idéal comme nous l’avons vu plus haut. Ensuite ce sera à vous d’essayer de trouver votre braquet qui vous permet de mouliner comme vous le souhaitez tout en allant à une vitesse que vous pouvez tenir pendant le temps de votre sortie.

En fait, ce sont les changements de rythme, et plutôt ceux qui vous font accélérer bien sûr, qui vont vous fatiguer. Si votre but est de rouler sans trop vous fatiguer et en pendant longtemps, garder votre rythme sera le mieux.

Mais rappelez-vous que le changement de vitesse est la meilleure façon de développer sa puissance.

Tout dépendra alors de l’objectif de votre séance de VTT.

Mais s’il y a bien une raison qui explique que l’on accélère souvent, c’est bien la suivante.

4 – Suivre à tout prix les vététistes qui roulent vite

Cela ne sert à rien de suivre un autre vététiste s'il est meilleur physiquement et techniquement.

Personne n’aime être laissé derrière tout seul.

En plus en VTT, comme on roule la plupart du temps avec ses amis, on préfère rouler avec eux et taper la discute comme un dimanche matin.

Notre ego en prend aussi un sacré coup lorsque c’est une autre personne qui nous double. C’est peut être d’ailleurs pour cela que des gens sont contre le VTT à assistance électrique alors que cette une super invention.

Mais suivre un vététiste qui roule plus rapidement que soi, c’est prendre un rythme qui ne nous convient pas. C’est chercher à prendre une vitesse qui va nous consommer de plus en plus vite.

Cette montée qui était facile se transforme alors rapidement en un essoufflement total.

Tout cela pour quoi ? Pour réussir à le tenir sur 400 mètres. Une bien maigre récompense non ?

Alors même si vous roulez avec des amis plus entrainés, laissez les avancer à leur rythme. Ils vous attendront un peu plus loin. En effet, ils se souviennent aussi que c’était difficile de monter au début. Ils ont connu les mêmes obstacles que vous.

Avec de l’entrainement, vous allez petit à petit être en meilleure capacité de grimper les côtes. Enfin, ce sera le cas si vous ne faites pas l’erreur suivante.

5 – Faire du VTT tous les 36 du mois

Les montées sont difficiles et ce n’est pas en un claquement de doigts que vous allez y arriver.

C’est un entrainement à long terme qui vous attend, un petit effort chaque semaine pour vous améliorer toujours un petit plus.

Du coup, si vous ne faites que rarement du VTT, les montées raides seront inévitablement compliquées pour vous.

Vous avez alors deux choix. Soit vous décidez de rouler sur des chemins faciles. Soit vous décidez de vous entrainer pour réussir à faire cette côte que vous voulez sans pour autant mourir de fatigue à l’arrivée.

Pour les personnes qui auront choisi la première option, vous faites une bonne décision. Vous allez passer un meilleur moment que simplement haleter sur votre vélo.

Pour ceux qui auront préféré la seconde option, il va falloir vous bouger les fesses. Même si c’est déjà bien de rouler le week-end, je vous recommande de placer une petite sortie pendant la semaine.

Le but est d’éviter d’avoir trop de jours sans sport. Cette petite séance peut même être faite sur la route si vous ne pouvez pas aller en forêt.

Conseil du chef : faites de l’intensité pour profiter du gain d’une séance sans pour autant devoir rouler des heures.

En tout cas, évitez de passer plus de 2 semaines sans faire de vélo. Au-delà, vous allez commencer à perdre en capacité musculaire. Quelques semaines d’inactivité peuvent ainsi gâcher plusieurs mois d’entrainements.

Pour finir sur les problèmes d’entrainement, nous allons voir ce petit truc souvent oublié qui joue un grand rôle dans votre aisance physique.

6 – Négliger l’échauffement

Le corps a besoin de certaines conditions pour fonctionner efficacement.

Dans le cas contraire, vos capacités seront bien réduites. C’est à ces moments que l’on s’essouffle rapidement.

Vous savez, ces fois où l’on veut directement attaquer. On commence à rouler vite sans attendre d’avoir fait la préparation physique d’avant séance.

Essayez de vous rappeler d’une de ces sorties.

C’était agréable de rouler comme cela ?

Alors vous voulez la solution ? Il suffit de lire le titre de cette partie.

Mais pourquoi faut-il s’échauffer ? À quoi ça sert ? me direz-vous.

Comme son nom l’indique, la période d’échauffement sert dans un premier temps à augmenter la température de vos muscles. En effet, un muscle est plus élastique une fois chaud. Il peut alors fournir de meilleures performances.

Cela permet aussi d’activer lentement votre système cardiovasculaire sans le brusquer. Le but est donc de préparer le corps au futur effort.

Donc, que faire à l’échauffement ?

On pourrait en parler pendant tout un article (d’ailleurs, dites-moi si cela vous intéresse). Mais voici déjà un petit résumé de ce qu’il faut faire.

Commencez par rouler 10 minutes. Augmentez progressivement votre effort (c’est vraiment cette notion de progressivité qui va être importante) jusqu’à atteindre l’intensité que vous allez fournir pendant votre sortie.

Voici l’échauffement express selon un autre confrère bloggueur.

Enfin, il y a une dernière erreur que beaucoup font qui vous stoppe littéralement pendant les montées.

7 – Admirer sa roue avant

Regarder sa roue lorsque vous roulez est plutôt une mauvaise idée. Et c’est encore pire pendant que vous grimpez dans les côtes.

Il y a quelque chose de très important en VTT : être prévoyant. Cela ne veut pas forcément dire prendre 50 outils avec vous en cas de problème. En fait, il faut que vous soyez capable de prévoir ce que vous allez faire.

Pour pouvoir prévoir, il faut que vous sachiez quels sont les obstacles qui arrivent.

Mais comment vous voulez réussir à prendre vos décisions à l’avance si vous ne regardez même pas devant ?

Cela est aussi valable en descente qu’en montée. Dans les côtes, l’important va être d’éviter les trous, les racines et autres cailloux qui risquent de vous bloquer.

En plus, regarder devant vous va vous aider à rouler davantage droit tout en ayant un meilleur équilibre. C’est souvent aussi quelque chose qui permet d’être plus confiant.

Enfin, vous pouvez de cette manière choisir le chemin le plus intéressant. Ça peut être la ligne la plus adhérente ou la plus directe ou facile.

Alors, arrêtez d’avoir la tête penchée. Profitez de la vue devant vous plutôt.

 

Merci ! Merci encore et toujours de continuer à venir lire ce blog. Je suis heureux de recevoir vos messages pour me remercier des conseils. Mais si vous voulez vraiment m’aider en retour, partagez cet article ! Cela ne prend que trois secondes et ça permet à encore plus de personnes de lire le blog.

Alors, continuez de pratiquer le plus beau sport du monde (avis possiblement non objectif) et à plus tard !


Thomas
Thomas

Je m'appelle Thomas. Je commence en tant que débutant et je vais poster ici tout ce que j'apprends pour que l'on s'améliore ensemble.

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