17 ERREURS QUE COMMETTENT TROP DE VÉTÉTISTES ET COMMENT Y REMÉDIER

Améliorez vous en évitant les erreurs les plus communes rencontrées dans le monde du VTT

Il existe plusieurs barrières à votre amélioration dans la pratique du VTT.

On pourrait juste penser que l’entrainement physique est le seul obstacle pour les vététistes de cross country. De même pour l’enduro, on pourrait croire que la technique en descente est la seule chose qui importe.

Pourtant, bien plus de points vous contrarient. Connaitre ces différentes choses va vous permettre de mieux comprendre comment vous améliorer.

De plus, vous serez aussi en mesure de savoir ce qui vous freine réellement. De cette manière, vous n’aurez tout simplement plus d’excuses pour dire que vous ne savez pas pourquoi vous n’arrivez pas à avancer.

Commençons directement avec le point le plus évident, mais qui a un rôle tout aussi décisif : l’entrainement.

1 – L’entrainement

Lorsque je parle d’entrainement, je parle de séance visant à améliorer vos qualités cardiovasculaires, pulmonaires ainsi que musculaires.

Ces 3 systèmes sont les points clés de votre niveau physique.

En premier temps, surtout lorsque vous commencez le VTT, votre premier point faible va être votre système cardiovasculaire et pulmonaire.

Essayez de vous souvenir de vos premières sorties. Étiez vous davantage limité par votre souffle et votre cœur qui s’emballe ou par vos muscles qui faisaient mal ?

À moins d’avoir déjà été entrainé, vos premières séances de VTT finissaient surtout par un essoufflement et un cœur qui bat fort.

Pourquoi me direz-vous ? Pendant un effort physique, vos muscles ont besoin d’énormément de sang pour s’approvisionner en oxygène et glucose. Votre cœur, s’il n’est pas habitué de faire de tel effort, devra battre plus vite pour amener suffisamment de ressources aux muscles.

Avec de l’entrainement, ce qu’il se passe c’est que vos veines augmentent de tailles tout comme votre cœur. Il arrive alors à envoyer plus de sang avec un seul battement : il est plus efficace. Cela se fera grâce à des entrainements en endurance, entre 60 % et 80 % de la FC max dans un premier temps. Plus tard, vous pourrez rajouter des exercices de fractionnés pour vous entrainer dans de hautes intensités.

Pour mon cas, malgré un bon entrainement, je suis souvent bloqué par mon système cardiovasculaire. Je suis totalement essoufflé et fatigué. Mais en même temps, j’ai aussi un peu mal aux muscles.

Justement, c’est le deuxième facteur qui vous limite si l’on considère votre entrainement physique. J’aurais même pu considérer cela comme une partie à part entière.

Une fois votre cœur et vos poumons entrainés, ce sont vos muscles qui vont vous empêcher de rouler plus longtemps ou plus vite. Vous serez capables de mieux supporter une fréquence cardiaque haute, ce sont alors vos muscles qui vont lâcher.

Arrivé à un certain stade de votre sortie, vous aurez alors les jambes qui brulent et qui font mal. Pour réussir à s’améliorer, il faudra alors entrainer ses qualités de forces musculaires et de puissances. Cela se fait à travers des fractionnés où l’on va rouler à une intensité type endurance, mais avec une cadence de pédalage de 50 pour la force. Pour la puissance, un fractionné à haute intensité sera requis.

Mais un entrainement seul ne suffit pas. Si vous bâclez le point suivant, il vous sera impossible de progresser encore plus.

2 – La récupération

En effet, l’entrainement physique améliore les différentes qualités que nous avons vues de manière indirecte. Ce n’est pas directement après votre sortie que vous serez meilleur.

Si vous voulez en être sûr, essayez tout simplement de faire un sprint après plusieurs répétitions d’un exercice de fractionné. Impossible de faire la même vitesse que lorsque vous êtes frais.

Je préfère toujours vous inviter à essayer par vous même. Pour cette fois, c’est quelque chose qui est facile à comprendre. Cependant, pour des méthodes plus complexes, il sera (très) important d’essayer. Ne me croyez jamais sur parole, préférez mettre en place ce que je dis et choisir ensuite si effectivement ma technique est bonne ou pas.

Ainsi, l’entrainement physique ne peut être efficace qu’avec de la récupération.

La surcompensation est le principe qui permet de s'améliorer après un entrainement physique.

Grâce au phénomène de surcompensation, votre corps va passer d’un niveau de forme initial à un niveau plus bas à cause de l’entrainement qui va véritablement l’affaiblir. Après un temps de repos, votre corps va se reconstruire et même surcompenser la perte qui a suivi l’entrainement. Votre niveau de forme est alors meilleur que celle initiale : c’est le principe de surcompensation.

C’est pourquoi, si vous ne vous reposez pas, vous n’allez pas réussir à vous améliorer. C’est donc inutile de chercher à s’entrainer à fond tous les jours.

Il sera alors important que vous prévoyiez un plan de récupération en même temps que votre plan d’entrainement. C’est-à-dire que vous devez savoir quel jour faire de la récupération active et quel jour faire de la récupération passive. Vous ne savez pas la différence entre ces deux types de récupération ? Allez lire cet article que j’ai écrit : « Récupération active et passive : se reposer comme un pro »

Mais, souvenez-vous d’une chose, le premier facteur de la récupération, c’est votre sommeil. Dormez assez et de préférence avec un sommeil de qualité sont les bases d’une bonne récupération.

Faites aussi attention à votre alimentation. Privilégier les fruits et les légumes sera une première bonne action. Comme on le sait tous, le meilleur ami du vététiste, c’est la banane comme anti-fringale durant les sorties. Vous nourrir va aussi vous permettre d’éviter d’être à sec trop vite et d’avoir des crampes.

Maintenant, imaginez que vous êtes la personne la plus forte musculairement. Vous avez un super entrainement et un repos du tonnerre. Est-ce que vous serez bon pour autant en VTT ? Surement pas. Il vous manquera quelque chose : la technique

3 – La technique

Alors qu’en cyclisme, vous pourriez, vous en tirez plus ou moins bien sans technique, le VTT requiert un bagage technique assez conséquent.

Vous ne savez pas rouler lentement ? Vous aurez alors bien du mal dans les grosses montées. En effet, vous ne pouvez pas vous permettre d’aller tout le temps à fond. Parfois il faut savoir ralentir pour garder de l’énergie, encore faut-il pouvoir ralentir.

C’est ce que j’ai appris il y a peu en réussissant le surplace en VTT. J’ai considérablement amélioré mon équilibre en arrivant à ne pas bouger sur mon VTT. Et ça m’a bien aidé dans les montées.

Alors que nous étions dans une grosse pente avec des amis, tous s’étaient arrêtés à cause de racines ou cailloux qui les avaient ralentis. Ils me regardaient et disaient que j’allais m’arrêter en me voyant passer ces mêmes racines et cailloux. Et vous savez quoi ? Ils étaient bluffés de me voir réussir à continuer à pédaler. Je les ai ensuite attendus un peu plus lorsque le terrain est redevenu plat. Mes amis étaient totalement épatés.

Ceci n’est qu’un exemple de l’importance de la technique. Je suis sûr que vous avez aussi d’excellentes anecdotes où une bonne technique (épingle, sauts/gaps, équilibre…) vous a énormément aidé. Racontez-la-moi dans les commentaires, je me ferai un plaisir de les lire.

Ainsi, dans votre plan d’entrainement, pensez à rajouter des sorties dédiées à l’amélioration de votre niveau technique. Cela peut être un passage compliqué à cause d’une épingle ou d’un virage difficile. Vous pouvez aussi vous entrainer à passer des marches en montée comme en descente.

Chose importante, c’est de s’entrainer à freiner. Freiner n’est pas aussi simple lorsqu’on est en descente. Ceux qui ont déjà fait un soleil parce qu’ils ne savaient pas freiner pourront vous le confirmer. Si votre freinage est littéralement un frein pour vous en descente, je vous conseille mon article pour apprendre à freiner efficacement dans les descentes en VTT.

Il y a encore mille et une choses qui sont reliées à la technique de VTT. Afin de vous constituer une bonne base, je vous propose 7 points pour enfin améliorer votre technique.

Maintenant, il y a encore deux points qui peuvent encore vous gêner. Le mental sera définitivement un point important si vous voulez faire des compétitions.

4 – Le mental

Le mental est très important pendant les compétitions en VTT. La concentration fait partie de ce travail de mental.

Imaginez que vous appliquiez parfaitement les 3 points cités plus haut, seriez-vous pour autant le meilleur compétiteur ? Pas forcément. Si vous avez un mental faible et que vous vous arrêtez à la première grosse montée qui va faire bruler vos muscles, vous serez incapable de vous servir pleinement de vos capacités.

L’esprit de la gagne est vraiment important pour réussir à se surpasser. Si vous pensez que vous n’êtes pas le meilleur, vous n’aurez aucune chance de battre vos adversaires.

Heureusement plein d’outils existent afin de renforcer votre mental.

Ainsi, un travail de visualisation va être intéressant (aussi d’ailleurs pour améliorer sa technique !). Voilà un article d’un confrère pour mettre en place des exercices de visualisation.

L’auto persuasion est une très bonne manière de réussir à en faire encore plus. Est-ce que vous serez meilleur en vous convaincant que vous êtes nul ou en vous convaincant que vous êtes le meilleur ? Très clairement, la deuxième solution parait beaucoup mieux.

Un travail de respiration tout simplement pour remettre vos idées en place peut aussi vous aider.

Souvenez-vous que ce sont les petits détails qui permettent de différencier les grands champions.

De cette manière, essayez de travailler votre mental. Par exemple, faites de l’auto persuasion pendant deux semaines. Vous pouvez vous dire avant chaque entrainement que vous allez vous améliorer considérablement pour réussir à devenir le meilleur physiquement et techniquement. N’ayez pas peur d’exagérer les choses. Après tout, la peur n’est-elle pas la faiblesse des perdants ?

Enfin, je voudrais aussi vous éclairer sur un phénomène qui affecte vos performances : l’environnement.

5 – L’environnement (et surtout la température)

Ne vous est-il jamais arrivé de vous fatiguer beaucoup plus vite lorsqu’il fait chaud ? C’est un bon exemple surtout avec la canicule qu’a la France depuis quelques années en été.

De même en hiver pour les courageux qui roulent toujours, vos performances sont moins bonnes que d’habitude.

Tout cela est causé par la différence de température. Dans une certaine tranche de températures, environ entre 15 °C et 25 °C, notre corps a des performances maximales.

Mais dès que l’on dépasse 30 °C ou alors que l’on descend en dessous de 10 °C voire de 0 °, l’effort devient encore plus difficile.

C’est en effet quelque chose qu’il faut savoir. C’est tout à fait normal d’être moins bien dans ces conditions, notamment au début.

Votre corps a besoin d’un peu de temps pour s’habituer à la température, typiquement deux semaines. C’est pendant ces deux semaines qui faudra essayer de réduire la charge de travail pour éviter d’épuiser de trop le corps.

En été, la chaleur va vous déshydrater plus vite. Et l’on sait tous que la perte d’eau a des conséquences bien négatives sur le corps. De manière approximative, on aime bien dire que 1 % de masse corporelle perdue en eau c’est 10 % de performance en moins. Pour une personne de 70 kilos, 1 % ne représente que 0,7 litre. Or, lorsqu’il fait chaud, on peut perdre cela en 30 minutes seulement.

Ainsi, pour rouler en été, je conseille d’appliquer ces différents principes afin de supporter la chaleur en VTT.

En hiver aussi, les performances sont affectées. Tout simplement, la quantité de vêtements pour ne pas avoir froid va vous limiter. Votre corps va aussi fonctionner moins bien surtout s’il n’est pas habitué à rouler à cette température.

Du coup, je vous invite à ne pas négliger l’influence de l’environnement extérieur sur vos performances. De la sorte, sachez qu’une sortie ou compétition dans des conditions climatiques différentes de celle où vous roulez habituellement risque fortement d’être plus difficile pour vous.

 

Voilà 5 facteurs qui vous limitent dans votre pratique du VTT. N’hésitez pas à vous renseigner davantage que ce soit par les liens d’autres articles que vous pouvez retrouver plus haut, en recherchant sur internet ou en demandant à des amis plus fort que vous. Si vous avez une question ou remarque sur les différents conseils, dites-la-moi dans les commentaires plus bas. Je vous répondrai. Pensez à cocher la case afin d’être averti de ma réponse.

Partagez cet article en masse avec vos amis grâce à vos réseaux sociaux. Cela m’aide à me faire connaitre et vous participer à aider vos amis à s’améliorer. Vous pouvez donc partager ces 5 facteurs limitants grâce aux boutons de partage plus bas.

Merci d’avoir lu jusqu’au bout. J’espère vous revoir très bientôt sur d’autres articles de pourmonvelo.fr ! Entrainez-vous bien et vive le VTT !


Thomas
Thomas

Je m'appelle Thomas. Je commence en tant que débutant et je vais poster ici tout ce que j'apprends pour que l'on s'améliore ensemble.

    2 replies to "5 choses qui vous limitent et vous empêchent de progresser en VTT"

    • Mika

      Encore un article très utile ! Merci en tout cas, j’ai déjà pas mal progressé grâce à tous tes articles, le plus flagrant étant dans les montées 😉 Vivement le prochain !

    • Jc van Kalagann

      whaou !!!!
      intense comme article, bien joué Thomas

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