17 ERREURS QUE COMMETTENT TROP DE VÉTÉTISTES ET COMMENT Y REMÉDIER

Améliorez vous en évitant les erreurs les plus communes rencontrées dans le monde du VTT

Je suis tombé sur une nouvelle impressionnante en milieu de juin 2018. Une information qui m’a retourné le cerveau tellement c’était incroyable.

Un certain Michael Broadwith, un professeur de math de l’autre côté de la Manche du haut de ses 40 ans, a traversé l’Angleterre de bout en bout en vélo en établissant le nouveau record de temps.

Vous voulez voir ce que ça représente ?

Voici l'itinéraire emprunté par Michael Broadwith lors de la traversé de bout en bout de l'Angleterre

Voilà de quoi vous faire une petite idée. A côté de cela, j’ai trouvé deux personnes qui ont traversé la France en vélo partant de Paris à Perpignan et qui en ont écris un article pour raconter leur petite ballade ! Bon ça leur a pris 13 jours mais l’effort est à applaudir. Notre équivalent français ne faisait alors « que 1200 km ».

Maintenant essayez de deviner le nombre de kilomètres que Michael Broadwith a roulé.

Oui 1347 kilomètres.

Maintenant devinez en combien d’heures il a réalisé la traversé ?

43 heures 25 minutes et 13 secondes plus exactement.

C’est bien vous allez lu le titre.

Du coup, oui effectivement, il a roulé pendant plus de 43 heures de suite. C’est-à-dire qu’il a passé toute une nuit sans dormir à rouler. Et dire que moi après 5 heures de vélo, j’en peux plus 😅.

Mais le plus remarquable certainement, c’est sa vitesse moyenne. Il a réussi à faire du 31 km/h. Il est vrai que cette vitesse n’est pas folle à comparer avec les étapes du tour de France où il dépasse facilement les 45km/h de moyenne. Toutefois il faut garder en tête le temps énorme durant lequel il a roulé et aussi bien sûr le fait qu’il a roulé seul.

En passant, il grimpe aussi 8756 mètres de dénivelé et décroche 3 KOMs. Bien sûr je n’invente rien et on peut retrouver toutes ces informations sur la sortie qu’il a publié sur Strava. Une première preuve pour les sceptiques parmi vous.

Je suis alors rentré en contact avec lui et j’en ai profité pour lui poser quelques questions. Bien sûr, toutes ces réponses ont été traduites en français. Vous retrouvez comment il a géré son alimentation, la nuit, l’obstacle qui l’a le plus impacté et aussi comment il s’est entrainé pour cela.

Michael Broadwith avec toute son équipe et sa famille à la fin du record

Michael Broadwith (contre le poteau avec son bonnet) avec toute son équipe et sa famille à la fin du record

Peux-tu te présenter ?

 

Salut, Je m’appelle Michael Broadwith. Je suis professeur de mathématique près de Londres en Angleterre. Je suis aussi un cycliste et je viens tout juste de battre le record LEJOG (Land’s End to John o’Groats), en partant en vélo du bas de l’Angleterre jusqu’en haut (1350 km). Le précédent record était de 44 heures et 4 minutes et j’ai finis le voyage en 43 heures et 25 minutes.

 

Comment t’es venu l’idée de battre le record LEJOG ?

 

Ça fait longtemps que je cours des contre-la-montre, depuis quelques années, j’ai réalisé des courses de plus en plus longues. Ces 3 dernières années, j’ai été le gagnant du 24h en contre-la-montre au niveau national. Une fois cela fait, on m’a beaucoup encouragé à faire le « End to End » qui est un record traditionnel et bien considéré au Royaume Unis.

 

Comment t’es-tu entrainé pour un tel effort ?

 

La majorité de mes entrainements consistent à aller et revenir de mon travail. Cela représente normalement 64 km aller-retour, même si j’allonge parfois la distance lorsque j’en ai l’occasion. Je fais aussi pas mal d’ entrainement turbo dans mon garage où j’utilise Zwift comme un outil d’entrainement efficace. En plus de cela, j’ai couru plusieurs CLM assez court et pendant l’été, j’ai fais de la piste dans notre vélodrome local.

Au cours de mes recherches sur Broadwith, j’ai notamment lu qu’il faisait pas mal de travail à 90% de sa FTP, ce qu’on appelle plus communément Sweet Spot. Mais au lieu de faire comme tout le monde des fractionnés avec par exemple 4 x 20 minutes (ce qui est déjà beaucoup), ce dernier s’enchaine des efforts de 60 à 80 minutes d’affilé à cette intensité. Tout ça à cause d’un ami qui lui reprochait d’avoir peur de travailler en continu. Broadwith dira alors que c’était une difficulté nécessaire. Une difficulté non pas physique mais mental.

Au passage, à l’inverse de la tendance chez les cyclistes à être prêt de leur capteur pour travailler, il préfère se baser sur ces propres ressenties. Une bonne leçon pour nous rappeler que c’est cela qui constitue notre sport à la base et non pas des nombres.

 

Qu’as-tu mangé et bu pendant cette énorme sortie ?

 

J’ai de la chance d’être sponsorisé par l’entreprise OTE. J’ai utilisé leur boisson énergétique, leur gel ainsi que leur bar durant ce record. J’ai aussi pris d’autres bars et savoureux encas faits maison. En tout, mon objectif était de boire une bouteille, prendre un gel et une bar toutes les heures.

 

Qui t’as aidé durant cette performance ?

 

Mon équipe de soutient a été brillamment mené par ma femme Helen. Nous avons eu 4 véhicules dont 3 avaient un officiel de la RRA, l’association des records de route qui assure la validité des records cyclistes réalisés hors des courses conventionnelles. Tout cela était mené par la personne qui s’occupe de mon équipe cycliste Artic Tacx RT. La deuxième voiture était notre voiture qui a emmené toute la nourriture et la boisson dont j’ai eu besoin. Il y avait aussi ma fille Poppy âgée de seulement 8 mois. La chronométreur John Pick était dans la troisième voiture et la dernière était un van conduit par ma tante et mon oncle.

 

Qu’est-ce qui a été le plus difficile dans ce voyage ?

 

La partie la plus difficile était la pluie qui a duré près de 11 heures lorsque je suis arrivé en Écosse. Nous savions qu’il y avait des chances qu’il pleuve mais c’était bien plus que ce que nous nous attendions. A la fin, j’ai utilisé un très  grand nombre de gants et d’imperméable pour rester au chaud.

Michael Broadwith sous la pluie écossaise

 

As-tu rencontré des problème ?

 

Vers la fin du voyage, les muscles de mon cou étaient vraiment fatigués et je n’arrivais plus à garder la tête relevé. J’ai dû changer de vélo pour une position un peu plus haute pour que je puisse continuer à regarder devant moi et voir la route.

 

Comment as-tu fait pour rouler autant sans dormir ni même vraiment t’arrêter ?

 

Cette sortie a duré plus de 43 heures mais je pense que nous nous sommes arrêté 1 heure et 15 minutes en tout. C’était bien plus que ce que nous voulions mais j’étais obligé à cause de la forte pluie. Concernant le sommeil, je n’étais étrangement pas fatigué du tout de tout le parcour. C’est peut être le fait d’avoir 4 enfants à s’occuper à la maison !!

Que retenir de tout cela ?

Tout d’abord, j’espère que cette incroyable personne vous aura motivé à vous dépasser.

D’ailleurs ce n’est pas parce que vous avez la quarantaine que vous ne valez plus rien, au contraire. Broadwith en est la preuve.

Je voulais aussi vous montrer qu’au delà de l’entrainement, c’est surtout un mental d’acier et une abnégation à toute épreuve qui prédominent lorsque l’on tente de gagner une course ou de décrocher un record. Bien sûr que ce sportif possède aussi une capacité physique à tout épreuve mais c’est au final une puissante volonté qui lui permet de rouler 11 heures sous la pluie.

Enfin, continuez à écouter vos ressenties. Vous vous sentez fatigué ? Reposez vous et faites plus tard votre séance. Essayez surtout de comprendre comment fonctionne votre corps au delà des simples nombres. Dans mon cas, à force de rouler au seuil, je sais exactement ce que je vais ressentir dans mes jambes à cette intensité.

Pour finir tout simplement, entrainez vous et je vous souhaite de réussir dans vos objectifs sportifs !


Thomas
Thomas

Je m'appelle Thomas. Je commence en tant que débutant et je vais poster ici tout ce que j'apprends pour que l'on s'améliore ensemble.

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