17 ERREURS QUE COMMETTENT TROP DE VÉTÉTISTES ET COMMENT Y REMÉDIER

Améliorez vous en évitant les erreurs les plus communes rencontrées dans le monde du VTT

J’ai eu longtemps peur des descentes.

J’étais paralysé par l’angoisse et accroché férocement sur mes freins. Impossible de me faire descendre quoi que ce soit.

Lorsque j’ai repris le VTT, il m’a fallu beaucoup de temps avant de reprendre confiance en moi. Ce qui est vraiment surprenant, c’est que j’ai eu un déclic. Tout d’un coup, j’avais confiance en ce que je faisais. Pour une fois, je me faisais véritablement plaisir.

Si j’ai vécu cela pendant de nombreux mois voire même année, c’est que je ne dois pas être le seul.

Je pense sans trop me tromper que vous cherchez vous aussi à ne plus avoir cette boule dans le ventre dès qu’il faut descendre, en particulier les endroits techniques.

Je vois parfaitement ce que vous ressentez. C’est pour ça que je vais vous donner mes moyens pour ne plus avoir peur. Je les utilise encore de temps en temps. Et même dernièrement, ces différentes astuces m’ont été particulièrement utiles lorsque j’ai voulu commencer à faire des sauts.

Ne tardons plus, en voyant ensemble les sept étapes pour vaincre la peur !

Pourquoi avez-vous peur ?

Je pose vraiment la question. Alors pourquoi avez-vous peur ? Je pense que c’est important de commencer par comprendre la raison de cette crainte.

Je vous encourage à prendre de quoi noter et écrire directement la mauvaise expérience qui vous a conduit à cela. Mettez ce que vous voulez, il n’y a que de bonnes réponses. N’hésitez pas à ensuite me raconter cette anecdote dans les commentaires.

Pour que nous soyons égaux, je vais moi aussi raconter la raison qui m’a poussé à avoir si peur pendant une très longue période.

Lorsque j’étais petit, vers 9 ans, j’ai fait l’une de première sortie en vélo. Je savais bien sûr déjà en faire. On roulait dans ma résidence et on est finalement arrivé à des terrains fraichement terrassés. Il faut savoir que j’habite en montagne, mon père et les amis avec qui nous entions ont décidé d’aller dans la terre. Le problème, c’est que je n’avais aucune base en VTT. Je ne savais rien du tout. On descend alors sur de la terre meuble. Et qu’est-ce que je fais ? Je freine du frein avant. Mauvaise pioche, je fais un soleil qui me traumatise du VTT. C’est peut être un mot trop fort, mais c’est ce qui m’a empêché de faire du vélo en montagne pendant de nombreuses années, je vous laisse faire le calcul.

Du coup, je serais intéressé de savoir ce dont vous pensez qui fait que vous n’êtes pas à l’aise en descente.

Après cette petite introduction qui vous aura permis de mieux vous connaitre, allons maintenant voir les conseils pour vous débarrasser de votre peur.

Commencer petit

Dans le VTT, il y a toujours des parcours faciles accessibles à tous.

Vous avez peur de faire une certaine descente parce qu’elle est technique ? Alors, commencez par faire des choses plus simples.

On a parfois tendance à vouloir faire les choses difficiles d’abord parce qu’on pense qu’on peut le faire. Mais si on dit qu’une piste est difficile, ce n’est pas pour rien.

C’est pourquoi il faut que vous trouviez des chemins adaptés à votre niveau. Vous êtes nouveau dans le VTT ? Alors, faites des chemins pour débutant. Vous découvrirez vos premières sensations en VTT, le tout sans vous faire peur parce qu’il n’y aura rien de compliqué.

Vous êtes à un niveau intermédiaire ? Alors, faites les chemins qui vous challengent sans pour autant trop vous effrayer. Il faut trouver un juste milieu. Essayez de maitriser au mieux une version plus facile de ce que vous voulez faire.

Dans le cas des sauts, commencez par vous entrainer sur des petites bosses. Cherchez ensuite des bosses plus grosses jusqu’à vous sentir prêt pour le grand saut.

Mais parfois, on n’a pas le choix et on est obligé de rouler sur des pistes assez difficiles. Je connais moi même cela étant donné qu’il y a peu de chemins près de chez moi.

Dans ce cas-là, il va nous falloir d’autres astuces pour chercher à minimiser le danger.

Éliminer le risque

En fait, c’est cela qu’il faut essayer de faire tout d’abord : trouver des moyens d’éliminer le risque.

La grande majorité du temps, c’est le risque de se faire mal si l’on rate qui nous fait peur. Par exemple, c’est le fossé à côté du tournant en épingle ou la hauteur d’une marche à descendre ou tout simplement une grosse pente.

On a peur de tomber et de se blesser. C’est pourquoi si vous ne pouvez pas rouler sur des chemins plus simples, vous devez essayer de diminuer au maximum le danger.

Par exemple, si sur une grosse descente, vous trouvez qu’il y a de grosses pierres qui peuvent vous gêner et qui pourraient vous blesser en cas de chute, enlevez-les. Déplacez-les sur le côté si vous le pouvez et si vous avez le droit.

Le cas des sauts est vraiment bien pour cette partie. Souvent, les sauts avec un faussé entre l’appel et l’atterrissage sont bien plus effrayants que les sauts sans trou. Pourquoi ? Parce qu’on s’imagine rater le saut et se prendre le fossé. La différence est vraiment flagrante au niveau de la peur. C’est donc une astuce que vous pouvez faire si vous avez peur de faire des sauts.

Essayez donc un maximum d’enlever ce qui vous fait peur dans la descente.

Mais il existe encore une autre manière de diminuer le risque, c’est ce que nous allons voir dans la prochaine partie.

Se protéger

Cela peut paraitre tout bête, mais personnellement, je me sens beaucoup plus confiant lorsque j’ai mon casque, mes gants et mes genouillères sur moi.

Je me dis que rien de grave ne peut m’arriver si j’ai mes protections. Si vous n’avez pas l’habitude de rouler, avec ne serait-ce qu’un casque, essayez. Peut-être cela vous mettra davantage en confiance pour faire cette chose qui vous fait si peur.

Dans n’importe quelle situation, je vous recommande d’ailleurs toujours d’avoir votre casque sur votre tête. J’explique en détail pourquoi dans cet article : « Lettre ouverte à ceux qui pensent que le casque est inutile« .

En fait, s’il y a vraiment un moment où il est crucial de se protéger, c’est lors des premiers essais. On n’a pas tout à fait la bonne technique, et même si on l’a, on ne la met pas bien en place. Vous avez alors pas mal de chance de vous rater. Cela peut être grave si vous y allez comme un bourrin sans protection. Mais ça peut se passer aussi sans aucun problème si vous prenez vos dispositions. Après tout, mieux prévenir que guérir non ?

En tout cas, c’est une de mes manières d’éliminer le risque. Peut être que cela ne vous mettra pas davantage en confiance, mais ne vous inquiétez pas, j’ai gardé les meilleurs conseils pour la suite.

Laisser des personnes vous montrer d’abord

Les parcours en bois demandant de l'équilibre sans rarement si difficile que cela. Regardez vos amis faire puis allez-y.

Par mon expérience, je sais que cette technique marche le mieux pour moi.

Autant que je vous raconte comment j’ai repris goût au VTT pour vous illustrer l’idée.

En décembre, pendant une sortie VTT de vacances, on avait loué des vélos. Par gentillesse, la personne nous avait fait découvrir le parc avec les pistes. Comme c’était un habitué, il allait assez vite (surtout comparé à moi). Au début, mon père et la personne me dépassaient. Mais petit à petit, j’étais de moins en moins en retard. J’arrivais mieux à les suivre parce que je me forçais à aller à la même vitesse.

En une sortie, j’avais déjà retrouvé presque toute ma confiance. J’étais tellement bien que lorsqu’il nous a laissé finir, j’ai voulu aller vite et je me suis planté dans un virage. Chute sans gravité, j’étais bien vite reparti. Quelques jours plus tard, on a fait la même chose dans un autre endroit. J’ai accroché dès le début et suivais parfaitement comme si j’avais toujours su le faire.

Du coup, je pense vraiment que voir comment les autres font permet d’être plus à l’aise.

Vous pouvez comme moi vous laisser guider par quelqu’un et essayer de le suivre. Cela vous poussera à aller plus vite.

Par contre, si votre objectif c’est réussir à faire de nouveaux obstacles techniques, la démarche sera légèrement différente.

C’est ce qui s’est passé pour moi lorsque j’ai appris à faire des sauts. En fait, j’ai regardé plusieurs fois mes amis faire le saut. Cela me mettait plus en confiance de voir que ce n’était pas si difficile que cela. Du coup, je me suis lancé et j’ai réussi. C’était certes un petit saut (réalisé tout juste), mais l’essentiel était de l’avoir fait.

Ainsi, je vous recommande de regarder de nombreuses fois des personnes faire ce que vous voulez. Essayez de regarder comment ils s’y prennent. Après un petit moment, je vous promets que vous serez plus en confiance.

Regarder aussi des vidéos d’enduro peut éventuellement vous aider. Mais le problème, c’est que ce sera souvent des choses très compliquées et donc effrayantes qu’ils vont faire. En plus, je pense que c’est mieux de se concentrer directement sur la chose précise que vous voulez réaliser.

Juste après (voire même pendant) avoir regardé les personnes faire, je vous conseille de tout simplement d’aller les voir et de leur poser la simple question que nous allons voir à la prochaine partie.

Demandez-leur comment faire

Lorsque je sais ce qu’il faut faire, je me sens toujours plus serein. J’arrête de me poser la question de comment faire.

Alors, demandez conseil à vos amis ou aux personnes que vous connaissez qui savent faire ce que vous désirez.

Ils vous aideront et vous diront la méthode à appliquer. Faites-vous vraiment expliquer chaque étape et chaque action à faire.

Je conseille de les noter afin de pouvoir mieux vous en souvenir. Personnellement, le fait d’avoir enseigné des techniques sur ce blog m’a permis de mieux les retenir.

Par exemple, l’article sur les 8 étapes pour réussir les virages est celui qui m’a aidé à retenir parfaitement chaque mouvement à faire.

Vous pouvez aussi chercher par vous même la méthode à appliquer pour votre objectif. Il existe des tonnes de bonnes informations sur internet comme dans les livres.

Ainsi, en sachant comment faire, vous serez plus confiant et en plus vous aurez moins de chance de vous rater.

Mais si vous n’êtes pas encore assez prêt, le prochain conseil vous aidera bien.

Le pouvoir du mental

Après tout, la peur, ça ne se passe que dans notre tête. Y aurait-il un moyen de travailler directement son mental ? Bien sûr que c’est possible.

Je vous conseille de vous imaginer faire ce que vous voulez. Le mieux est de le faire dans un lieu calme en fermant les yeux évidemment.

Visualisez-vous en train de réussir de la meilleure manière votre but. En plus, maintenant que vous connaissez la méthode à faire, imaginez-vous réaliser la méthode et finir votre obstacle avec succès.

De cette manière, vous aurez de l’expérience comme si vous aviez déjà essayé en vrai. En fait, un travail de visualisation bien mené permet de travailler la coordination des mouvements appris. Sans compter que vous allez vous voir accomplir ce qui vous fait si peur.

Vous serez alors dans un bon esprit de pensée positive vis-à-vis de ce qui vous bloque.

Dans cette continuité, dites-vous à haute voix de préférence que vous allez y arriver. Persuadez-vous de votre réussite sans aucun échec possible.

Cela va vous donner du courage pour affronter votre peur.

Si vous pensez que le mental n’est pas important, regardez cet article à propos d’une championne de descente. Elle a fait appel à un coach en préparation mentale. Cela lui a ainsi permis de mieux se sentir notamment après une chute.

Enfin, il ne reste plus qu’une seule chose si vous hésitez à partir, c’est ce que nous allons voir dans la prochaine partie.

Arrêtez de réfléchir et allez-y

C’est aussi simple que cela. Parfois, il faut juste arrêter de se poser des questions. Si vous avez bien respecté la partie 3, 4 et 5 au moins, vous n’aurez aucun risque particulier.

Prenez alors une grande inspiration. Expirez lentement et dites-vous encore une fois que vous allez réussir.

Maintenant, il est temps d’y aller. Ne cherchez pas à vous demander si c’est une bonne chose ou pas. Si vos amis sont bien auprès de vous, ils pourront vous aider à n’importe quel moment.

Allez-y !

Vous avez réussi ?

Je suis convaincu que oui (même si je ne peux pas vous entendre). Recommencez plusieurs fois pour vous mettre définitivement à l’aise.

C’était si compliqué que cela ? Bien souvent, les premières fois sont difficiles, mais avec du temps et de l’expérience, vous aurez une maitrise parfaite.

 

Alors convaincu par ces sept conseils de vous lancer dans ce qui vous fait peur ? Si vous appliquez tout ce qui a été dit, ça passera comme une lettre à la poste.

Ça serait vraiment sympa de revenir ici ensuite pour me dire si cela a bien marché pour vous. Je serais de cette manière certain que mon travail aura au moins aidé une personne.

Si derrière votre écran vous trouvez que ces conseils peuvent et vont aider vos amis, alors partagez-leur ces informations. Envoyez-leur cet article ou tout simplement partagez-le sur vos réseaux sociaux. Vous pouvez le faire facilement grâce aux boutons ci-dessous. Cela m’aide beaucoup et ne vous coute rien.

Merci beaucoup de m’avoir consacré une partie de votre temps. J’espère que vous aurez trouvé intéressant cet investissement. Entrainez-vous bien et battez vos peurs ! A bientôt sur pourmonvelo.fr !


Thomas
Thomas

Je m'appelle Thomas. Je commence en tant que débutant et je vais poster ici tout ce que j'apprends pour que l'on s'améliore ensemble.

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