17 ERREURS QUE COMMETTENT TROP DE VÉTÉTISTES ET COMMENT Y REMÉDIER

Améliorez vous en évitant les erreurs les plus communes rencontrées dans le monde du VTT

Aujourd’hui, la suspension avant de nos VTT est devenue très technologique. Les constructeurs tels que Rock Shox ou Fox font des fourches très complexes, c’est en partie de cette manière qu’ils justifient le prix d’ailleurs. Du coup il existe plusieurs réglages qu’il convient de faire afin que son amortisseur soit plus adapté. Sinon, une fourche mal réglée peut complètement gâcher vos sorties.

Réparation d'un DH Santa Cruz

Dans cet article, vous allez concrètement apprendre :

  • Qu’est-ce qu’une suspension à air et à ressort
  • Comment régler l’affaissement
  • Comment régler la détente
  • Comment régler la compression

Comment marche une suspension ?

Avant de passer à comment régler votre fourche, je tiens à rappeler comment marche un amortisseur de VTT. Toutes les suspensions, que ce soit l’arrière ou l’avant, comportent deux parties : ressort et hydraulique.

La partie de ressort est soit à air, soit mécanique (ressort). Lorsqu’il se comprime, il absorbe les chocs du terrain. S’il n’était pas là, vous ressentiriez chaque bosse directement dans vos jambes et bras qui feraient alors le travail de suspension.

Cependant, le ressort tout seul retransmettrait l’énergie trop vite. Il reprendrait sa forme normale trop vite. Du coup, il aurait tendance à t’éjecter du sol. Ce n’est pas ce que l’on veut. Il a fallu trouver un moyen de freiner la détente : l’hydraulique. L’huile contrôle la vitesse du mouvement de l’air ou du ressort dont il se situe autour.

La suspension grâce à cela vous permet d’absorber l’énergie. Cela diminue la fatigue musculaire des jambes et des bras surtout. Il limite les tensions mécaniques que reçoit le vélo. Il s’use moins vite.

Air et ressort

Du coup, il existe deux possibilités : l’air et le ressort. Ils ont des caractéristiques différentes dont je reparlerai plus tard. On va se concentrer sur les différences au niveau de la dureté. L’amortisseur mou se compresse facilement là où un amortisseur dur s’abaissera plus difficilement .

L’air est très ajustable. On peut le régler facilement grâce à une simple pompe. De l’autre côté, le ressort peut être réglé, mais a des limites. Si vous voulez qu’il soit encore plus mou ou dur, il faudra le changer et en prendre un adapté à votre poids chez le fabricant.

Du coup, la manière de régler la dureté va être différente. Le réglage de la compression et la détente reste identique entre les modèles. La partie hydraulique est la même parmi les amortisseurs. On retrouvera cependant le réglage de la compression un peu plus rarement. Il sera surtout présent sur les modèles haut de gamme.

Régler l’affaissement

En fait, pour régler la dureté de votre suspension arrière et avant, on va régler le SAG. Ce mot signifie en anglais affaissement. C’est l’amplitude qui va être utilisée lorsque vous êtes assis sur le vélo. Pour du XC, on se situe entre 15 et 20% de l’amplitude totale de la suspension. Sur des vélos de descente, on arrive plutôt entre 25 et 30%.

Régler le SAG de votre fourche avec le témoin rouge

Du coup, pour mesurer votre SAG, placez le témoin de votre suspension au plus bas. Vous n’avez pas de témoin déjà présent ? Utilisez un collier rilsan. Prenez vos affaires habituelles pour sortir, vos habits, votre casque, votre sac si vous en avez un. Asseyez-vous sur votre vélo sans chercher à appuyer. Prenez votre position normale lors de vos descentes, votre position d’attaque avec vos coudes pliés et votre corps rapproché du guidon. Une fois descendu, avec un mètre, notez la distance utilisée par la suspension avant et arrière. Divisez-la par la taille totale de votre amortisseur. Vous obtenez alors la SAG.

Si vous obtenez un nombre proche de 20%, votre amortisseur est assez ferme. Il faudra retirer de l’air pour diminuer la pression. Sur un ressort, il faudra desserrer la précontrainte. S’il est supérieur à 30%, votre suspension se compresse pour un rien. Il faut alors rajouter de l’air ou rajouter de la précontrainte.

Pour une fourche à suspension à air, enlevez le cache qui se situe normalement à gauche. Avec certaines fourches, vous aurez besoin d’un outil. Prenez alors votre pompe à amortisseur et rajoutez ou enlevez de l’air au besoin. Pour enlever, il faut appuyer sur un bouton présent sur la pompe. Mesurez de nouveau votre SAG jusqu’à obtenir environ 25%.

Concernant la suspension arrière, la valve est normalement directement accessible. A vous ensuite de faire les changements nécessaires.

Sur les suspensions à ressort, un certain réglage peut être fait. Une mollette permet de contraindre, mais seulement de peu. Changez de réglage jusqu’à arriver au bon SAG. Si vous êtes trop lourd ou léger, il faudra changer de ressort.

Dans tous les cas, je vous invite à aller voir le manuel de votre amortisseur. On peut souvent le trouver sur internet. Pour ceux à air, on trouve un tableau avec les pressions adéquates en fonction du poids. Ce tableau est souvent présent sur les fourches elles-mêmes. Vous saurez aussi si votre ressort est adapté à votre poids.

La détente

La détente définit la vitesse à laquelle l’amortisseur reprend sa forme normale. On peut la régler grâce à une molette généralement rouge. Concernant la fourche, la molette se trouve en dessous à droite.

Si on ouvre totalement la molette, vers le lapin chez Rock Shox, l’amortisseur revient très vite dans sa position normale. A l’inverse, vers la tortue, il prend plus de temps, autour d’une seconde.

Il faut savoir que trop rapide peut vous éjecter du vélo et vous faire perdre de la stabilité. De l’autre côté, la suspension n’a pas le temps de se détendre et amortie bien moins les chocs. Il faut trouver le bon réglage. Mais, celui-ci est assez subjectif. Chaque personne a son réglage favori en fonction de sa pratique et du terrain.

Pour avoir une première idée du bon réglage, on règle la détente pour qu’elle soit le plus rapide sans avoir d’oscillation. Il faut, surtout pour la suspension arrière, qu’il n’y ait qu’un seul aller et un retour, sans rebond. Généralement, on a une détente plus rapide à l’avant qu’à l’arrière.

Du coup, pour régler tout cela, on commence par mettre la détente au plus rapide en ouvrant au maximum. Commencez par l’arrière. Vous allez alors descendre un trottoir et faire attention à la présence d’oscillation. Vous pouvez demander à un ami de vous aider, on voit parfois mieux les rebonds qu’on ne les ressent. Fermez alors de plus en plus la mollette jusqu’à le réglage qui permet un seul aller-retour de l’amortisseur.

Vous allez ensuite faire de même pour la suspension avant. Pour celle-ci, vous pouvez aussi, à l’arrêt, appuyer sur la suspension et enlever vite vos mains. Regardez ensuite votre roue, il ne faut pas qu’elle décolle à peine du sol.

Maintenant que vous avez vos préréglages, testez votre vélo sur une piste que vous connaissez et faites vos ajustements. En général, on préfère un retour plus rapide de la fourche s’il y a beaucoup de petites bosses, racines ou caillou. Pour des sauts, on met plus souvent un retour plus lent. Ensuite à vous de voir ce que vous préférez. Il est possible que ces réglages doivent être changés durant vos sorties pour des terrains différents que ceux que vous faites habituellement.

La compression

Bien que la compression soit l’étape précédente de la détente, c’est un réglage que l’on change souvent. En fait la compression définit la vitesse avec laquelle la suspension va se compresser. Il définit sa réactivité. Le réglage de la compression va souvent donner l’impression un amortisseur plus ferme au plus mou.

Le réglage de la compression se fait grâce à la molette bleue. Sur les modèles haut de gamme, il y a possibilité de régler à la fois le « high speed compression » et le « low speed compression« . « Speed » ici n’a pas de lien avec la vitesse du vélo,  mais avec la vitesse avec laquelle la suspension se compresse.

En fait, si on augmente la compression, comprenez qu’on augmente la vitesse de compression, alors la suspension est plus réactive. Et c’est ce que l’on cherche lors de chocs. Cela correspond au réglage de la vitesse haute de compression ci-dessus. De l’autre côté, on diminue la compression lors du pédalage ou de simple mouvement du vélo notamment pour éviter que l’amortisseur se compresse pour un rien. C’est le réglage de la vitesse basse de compression.

Généralement, on diminue donc la compression lors de la phase de montée. Mais on l’augmente sur la descente. Plus le terrain est cassant, plus on l’augmente. Du coup, les vélos qui permettent de régler les deux directement n’ont pas besoin d’être réglés entre la montée et la descente. C’est la suspension elle-même qui s’occupe de choisir pour les vitesses de compression haute ou basse.

Maintenant, c’est à vous de choisir les réglages que vous préférez en fonction de vos terrains. Prenez un temps pour essayer. Votre adhérence au terrain peut beaucoup changer. Vous pourrez peut-être accéder à des pistes plus dures.

Pour finir

A chaque étape de votre recherche du bon réglage, prenez une feuille pour noter ce que vous avez choisi. En cas de problème, vous pourrez toujours vous référer à cette note pour savoir quel réglage mettre. Petit à petit vous pourrez aussi affiner vos préférences en fonction de vos ressentis. La détente et surtout la compression sont assez subjectives. Chacun a des préférences différentes contrairement au SAG qui reste assez fixe. On prend 25-30% et c’est fini.

Si vous voulez des informations pour votre suspension en particulier, je vous invite à aller chercher le manuel de votre amortisseur que l’on trouve facilement sur internet à condition de connaître son modèle et l’année. On vous donnera alors souvent des réglages conseillés.


Thomas
Thomas

Je m'appelle Thomas. Je commence en tant que débutant et je vais poster ici tout ce que j'apprends pour que l'on s'améliore ensemble.

Laisser un commentaire

Votre adresse mail ne sera pas affichée