17 ERREURS QUE COMMETTENT TROP DE VÉTÉTISTES ET COMMENT Y REMÉDIER

Améliorez vous en évitant les erreurs les plus communes rencontrées dans le monde du VTT

Après un hiver plus ou moins froid (c’est sûr qu’en France, ce n’est pas pareil qu’à Tahiti 😁) et un arrêt du VTT de quelques semaines, c’est maintenant l’heure de ressortir son VTT.

Avant de sauter dessus et de partir tout excité pour des « petites » sorties de 4h, il faut prendre un temps pour réveiller l’organisme et préparer à bien sa reprise afin de passer une année excellente. J’ai bien vu que plusieurs d’entre vous veulent participer à des courses, et peut-être même gagner ?

Ainsi, on va démarrer de la meilleure façon l’année pour réussir à donner le meilleur de soi-même pour toute la saison.

Alors prêt à faire un carton et prendre encore plus de plaisir en vélo ?

Dans cet article, vous allez apprendre :

  • comment choisir vos objectifs pour les mener à bien
  • pourquoi l’endurance est primordial peu importe votre pratique du VTT
  • pourquoi vous devez aussi réveiller énergiquement votre corps

Quels sont tes objectifs ?

Si vous voulez être fiers de cette année en VTT, c’est la première question que vous devez vous poser.

Qu’est-ce que vous voulez réaliser cette année ?

C’est une autre manière de poser la question, mais je trouve la formulation meilleure. Cette question va vous permettre de trouver ce que vous voulez vraiment faire de concret cette année.

Parce que lorsqu’on dit quels sont tes objectifs, souvent on pense à : « je vais améliorer mon endurance, je veux améliorer ma force, je veux aller plus vite… », mais en fait, ce n’est pas véritablement ça l’objectif. Avec la seconde question, on arrive à savoir vraiment ce qu’on veut.

On va avoir alors des réponses beaucoup plus intéressantes : faire le roc d’Azur, participer à un raid marathon de 100 km, gagner cette course d’enduro qui vous fait rêver…

Les courses sont les meilleurs objectifs. Ils permettent de tester ses capacités autant physiques que techniques.

Je prends aussi particulièrement l’exemple des courses parce que je trouve que c’est le meilleur objectif possible. Ça vous permet d’avoir quelque chose de concret. Vous allez en plus pouvoir mesurer votre amélioration. En effet, si vous avez déjà participé à la course visée, vous serez en mesure de voir le fruit de votre entrainement.

Donc ce que je vous conseille vraiment de faire, c’est de choisir une course ou compétition. Pour certains, on préférera les courses de 30 km, pour d’autres, ce sera des courses de descente. À ce niveau-là, chacun sa pratique et chacun ses capacités.

Alors il suffit de chercher sur Internet, on trouve très facilement le calendrier des courses qui auront lieu cette année. Vous pouvez d’ailleurs retrouver beaucoup de ces courses sur ce lien.

Pour réussir à vraiment vous challenger, je vous conseille soit d’avoir pour objectif de participer à une course plus difficile que vos capacités actuelles. Ou sinon de participer à une course en visant une place ambitieuse (par exemple dans les 20 premiers). Ainsi, vous serez obligés de penser au travail que vous allez devoir réaliser afin de réussir votre objectif. C’est ce que nous allons voir tout de suite.

Que dois-je faire alors pour réussir ma course ?

À partir de ce moment, il n’y a pas de généralité possible. Je ne peux pas à travers cet article vous dire quels sont les points que vous devez travailler. Pour les plus motivés d’entre vous, j’en prendrai certains en coaching. Il suffira de m’envoyer un e-mail et ce sera gratuit.

Sinon dès à présent, je vais vous donner des pistes sur lesquelles vous allez devoir travailler afin de réussir avec brio votre course.

En premier lieu, je ne peux que vous conseiller d’améliorer votre niveau physique, c’est-à-dire stimuler votre endurance, augmenter la force que vos jambes peuvent fournir ou améliorer vos capacités au seuil par exemple.

Mais cela constitue réellement une petite partie de votre entraînement. Il faut absolument penser à toute la partie technique. C’est-à-dire, les virages, l’alternance montées-descente, les bosses, les petits ou grands sauts.

Bien sûr, ce ne sont que des pistes générales. En fonction de votre pratique, ce serait à vous de choisir quels sont les points sur lesquels vous devez travailler.

Concernant le cross-country particulièrement, savoir se réhydrater et manger efficacement est extrêmement important. Vous devez pouvoir rouler pendant plusieurs heures sans problème.

Toutefois, il ne faudrait pas oublier la plus importante des parties : la récupération. Vous pouvez retrouver dans cet article 32 conseils pour améliorer votre récupération. Souvenez-vous que c’est pendant la phase de récupération que vous vous améliorez réellement. Il ne faut pas la négliger.

Enfin, chose que je viens de découvrir très récemment, faites des assouplissements. Je ne vous parle pas des étirements à faire après les entraînements. Je vous parle vraiment de petites séances où vous allez chercher à augmenter votre souplesse. Cela vous permet de ne plus solliciter excessivement certaines des articulations de votre corps.

Donc prenez une feuille, écrivez la course que vous avez choisi de réaliser avec la date de l’événement. Mettez juste en dessous le travail à réaliser pour pouvoir réussir votre objectif. Encore une fois, je rappelle que vous pouvez prendre n’importe quel objectif. Je trouve toutefois que choisir une compétition permet de réellement se challenger. Mais j’ai remarqué que plusieurs d’entre vous cherchent aussi à perdre du poids. C’est un objectif très honorable et je vous souhaite de réussir.

D’ailleurs pour que je sache quels sont vos objectifs cette année, et du coup comment vous aidez au mieux, j’ai préparé quelques questions qui vous prendront moins de 5 minutes à répondre. Je suis en train de mettre un projet sur pied, je veux accompagner certains d’entre vous jusqu’au bout de leur entrainement. Le sondage est pour savoir quel(s) format(s) vous intéressent pour une aide plus poussée et personnalisée.

Maintenant, reprenons la question de base. Comment commencer l’année pour réussir toute la saison ? Cela commence par de l’endurance. C’est ce que nous allons voir tout de suite.

L’endurance, la première qualité des cyclistes

Peu importe votre pratique, l’endurance reste la base. Sans endurance, il est impossible de rouler longtemps. Il est impossible de rouler vite.

Alors pour commencer la saison, on va commencer par stimuler de nouveau l’endurance.

Au tout début, ce n’est pas la peine de rouler longtemps. Au contraire, je vous conseille de faire des séances entre 30 minutes et 1 heure. Ce sera l’occasion de revoir vos techniques de pilotage et de réveiller votre organisme sans le brusquer.

Après deux ou trois séances de la sorte, commencer à allonger vos séances. Souvenez-vous du principe de la progressivité. Augmenter doucement de 10 à 15 minutes par sortie jusqu’à atteindre le temps de votre future course ou bien le temps durant lequel vous avez l’habitude de rouler.

Je vous conseille particulièrement, pour les premières séances, de rouler tranquillement. Cela ne veut pas dire à 2 km/h. Cela veut dire que vous avancer sans vous mettre dans le rouge et sans être essoufflé en permanence. C’est profiter de rouler en étant à l’aise au niveau de la respiration. Cela n’empêche pas d’avoir le cœur qui monte un peu notamment dans les gros dénivelés.

Rouler trop longtemps ne sert à rien. Vous allez non seulement vous fatiguer, mais en plus vous allez perdre la capacité à accélérer. C’est pour cela que je vous conseille de reprendre assez vite les accélérations.

Faites des accélérations

Les accélérations sont primordiales si vous voulez pouvoir aller vite pendant les courses VTT

Contrairement à ce que vous pouvez peut-être penser, les accélérations, tant que cela n’est pas du sprint, entraînent les même fibres que celles activées pendant l’endurance. La différence est le nombre de fibres stimuler à la fois.

Une intensité plus élevée va alors stimuler un plus grand nombre de fibres musculaires. En fonction de l’intensité, cela pourra aussi entraîner les fibres plus rapides.

En plus, votre cœur va se réhabituer à grimper en intensité. Étant donné que vous travaillez plus de fibres d’un coup, vous n’aurez pas besoin de rouler aussi longtemps. Vous êtes plus efficace et votre séance pourra être plus courte.

Mais cela a un prix au niveau de la fatigue. Si vous allez trop vite, vous serez excessivement fatigué. Votre récupération sera entravée tout comme votre amélioration sur le point physique.

Lorsque vous allez vous sentir de nouveau à l’aise physiquement, reprenez les accélérations. Je dirais que deux semaines de reprise sont à faire d’abord avec un rythme assez faible. Après ce temps, je vous conseille de reprendre progressivement des intensités plus élevées. Vous n’avez pas besoin d’un entraînement de fractionné pour cela. Faites des accélérations comme vous le sentez, au moment où vous le sentez, à l’intensité désirée.

Faites juste monter un peu le cœur au début. Au fur et à mesure, augmenter l’intensité de votre accélération.

Ainsi, vous serez à la fois prêt pour l’endurance, mais aussi pour les sprints à plus hautes vitesses. Mais gardez toujours votre séance du dimanche pour étendre la durée des séances comme indiqué au-dessus. Ces sorties en intensité sont à faire en plus dans la semaine.

Cela permettra déjà d’avoir un entraînement très intéressant basé sur deux à trois séances par semaine en fonction de vos disponibilités.

Une dernière chose capitale, réactivez vos réflexes et votre technique de pilotage. Cela ne sert à rien de s’améliorer physiquement si vous n’avez pas à la base la technique pour rouler.

Les techniques de pilotage : une condition sine qua non pour réussir en VTT

Il ne faut pas penser votre entraînement seulement pour l’amélioration de votre physique. La technique reste primordiale en VTT.

Sans technique, c’est la chute assurée ou en tout cas l’impossibilité d’aller vite en descente. Ce qui peut faire perdre de précieuses secondes dans le cadre d’une course et beaucoup de fun dans le cadre des sorties de tous les jours.

Reprenez ainsi vos bonnes habitudes. Retournez sur votre terrain de prédilection pour vous réapproprier le trail.

Ne cherchez absolument pas la vitesse. C’est la perfection de la technique qui est importante début. Si vous n’arrivez pas quelque chose, arrêtez-vous et faites-le encore et encore jusqu’à réussir. Vous pouvez demander à des amis de vous expliquer comment faire ou bien chercher sur Internet et notamment sur ce magnifique blog 😂.

Je vous conseille de faire des sorties dédiées seulement à cela. Prenez juste plaisir à avoir un mouvement fluide et beau. Avec le temps, commencez à accélérer le tout. Vous verrez assez vite que le jeu des chronomètres sera très drôle.

Ce temps est aussi parfait pour prendre confiance en vous. J’ai moi-même eu peur pendant très longtemps des descentes. Prendre confiance en soi est la première étape à faire avant de se lancer véritablement dans les gros dénivelés négatifs. Une fois cette barrière de la peur dépassée, vous vous amuserez comme des fous.

À votre tour de vous organiser !

Une sortie prévue est une sortie faite. Alors réservez-vous le temps de vous entraîner que ça soit pour le physique ou la technique.

Vous pouvez désormais voir votre entraînement prévu pour un mois et demi. Je vous conseille ensuite d’organiser véritablement des séances de fractionné. Cela permettra d’augmenter l’efficacité de votre entraînement.

Pensez à remplir le sondage pour vos objectifs de cette année en VTT !

N’oubliez pas d’être spécifique dans votre entraînement. Une séance n’est pas polyvalente et ne peut pas remplacer des séances spécifiques. Aussi, faites votre sortie en sachant ce que vous voulez travailler. Gardez alors toujours près de vous vos objectifs pour être sûr de vous améliorer sur les points qui sont vraiment importants.

Bonne chance et à bientôt sur pour mon vélo.


Thomas
Thomas

Je m'appelle Thomas. Je commence en tant que débutant et je vais poster ici tout ce que j'apprends pour que l'on s'améliore ensemble.

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